Ordre des Experts-Comptables
13 mai 2021 - Actualité

Télétravail, comment gérer son imposition ?

La crise sanitaire que nous connaissons depuis le début d’année 2020 a poussé de nombreux salariés à travailler à domicile. Certains employeurs ont versés à leurs salariés une allocation permettant de couvrir leurs frais de télétravail. Certains frais professionnels engendrés comme l’abonnement internet, le diagnostic électrique du logement, la prime forfaitaire pour couvrir les frais liés au télétravail peuvent être déduits de l’impôt sur le revenu.

Si l’employeur n’a pas versé d’allocation au titre du télétravail

Le salarié a deux possibilités :

– soit il choisit l’abattement de 10 % qui est directement calculé par l’administration sur la base des traitements et salaires déclarés,

– soit il choisit la déduction de ses frais réels (incluant les frais de télétravail) considérant que tous ses frais professionnels ne sont pas couverts par l’abattement forfaitaire de 10 %.

Parmi les frais liés au télétravail déductibles, on entend les frais de communication (abonnement, souscription à une offre internet…), les frais de fournitures et d’imprimés (dépenses de cartouches d’encre, de ramettes de papier), l’achat de mobilier et matériel informatique pour les besoins de l’activité professionnelle. Concernant les frais liés à l’habitation, comme l’électricité ou le loyer, ils sont à calculer au prorata de la surface utilisée à titre professionnel par rapport à la surface totale du logement et au prorata du temps de travail télétravaillé.

Les frais professionnels déductibles liés au télétravail représentent 2,50 € par jour de télétravail (12,50 € par semaine, 50 € par mois ou 550 € par an).

Notons que les salariés dont les frais liés au télétravail dépassent l’allocation versée par leur employeur peuvent aussi les déduire au réel. Dans ce cas, l’allocation devient imposable et doit être déclarée avec les traitements et salaires.

N’hésitez pas à demander à votre conseiller Figeco Torres …